Introduction

La neige sur laquelle vous skiez est pour l’essentiel la neige tombée du ciel.

Pour pallier les éventuels défauts d’enneigement qui peuvent intervenir au cours d’une saison, les stations de ski ont recours à un appoint de neige, baptisé neige de culture (plus communément appelée neige artificielle).

Utilisée principalement en novembre et décembre, avant l’ouverture des domaines skiables, la neige de culture a vocation à créer une sous-couche qui va améliorer la tenue des flocons apportés par les premières précipitations neigeuses.

En cours de saison, la production de légers appoints de neige permet d’agir sur des points d’usure du domaine skiable ou de maintenir le retour en station lors des périodes de redoux.

Conditions de production

La neige de culture, c’est de l’eau, de l’air et c’est tout ! Il s’agit d’un procédé purement mécanique qui consiste à envoyer de l’eau sous pression dans un réseau d’enneigeurs (communément appelés « canons à neige ») répartis sur le domaine skiable. Cette eau, tout simplement brumisée par l’enneigeur dans un air ambiant inférieur à 0°C, gèle instantanément : les gouttelettes d’eau devenant ainsi flocon de neige, tout naturellement !

Exploitation des ressources naturelles

Les Agences de l’Eau distinguent le prélèvement d’eau de la consommation d’eau. Dans le cas de la neige de culture, il s’agit d’un prélèvement temporaire et non d’une consommation. En effet, l’eau empruntée est restituée au milieu naturel, soit sous forme liquide à la fonte des neiges par infiltration des sols (70 à 90%), soit sous forme de vapeur d’eau par évaporation (10 à 30%). L’eau est bien évidemment utilisée à l’état naturel, telle qu’elle nous est offerte par la nature. Puisée le plus souvent dans des retenues d’altitude qui se remplissent tout au long de l’été et de l’automne (récupération des eaux de pluie et de ruissellement), elle est restituée après utilisation à son milieu naturel. Les zones montagneuses bénéficiant de la plus forte pluviométrie en France, la ressource en eau est donc généralement abondante. Néanmoins, pour prévenir tout conflit d’usage notamment en cas de sécheresse, l’eau utilisée pour la production de neige de culture est obéit à des règles très strictes (loi sur l’eau) qui encadrent son prélèvement.

* (Sources : Direction des Etudes et de l’Aménagement Touristique de la Montagne, Ministère du Tourisme)

Consommation d'énergie

Toute activité humaine a un impact sur l’environnement. La neige de culture aussi.

La consommation d’énergie est en effet nécessaire à la mise sous pression de l’eau et de l’air par des compresseurs. L'énergie utilisée est d'origine électrique, qui en France émet peu de gaz à effet de serre. Qui plus est, la montagne est pourvoyeuse d’une grande partie de l’énergie électrique renouvelable puisque s’y trouve l’essentiel des usines hydroélectriques (barrages EDF).

Conscients de leur rôle au sein d’un environnement montagne à préserver, les opérateurs de domaines skiables cherchent en permanence à produire la « juste neige® » : ni trop, ni pas assez en fonction des besoins de chaque station. Ainsi, tout est mis en place afin d’optimiser la production de neige de culture : des capteurs multiples renseignent en temps réel les opérateurs sur les conditions micro-météorologiques (température, hygrométrie…) en différents points caractéristiques du domaine.

Ainsi, si le besoin de neige de culture existe et dès lors qu’une fenêtre de froid est identifiée, garantissant que l’eau brumisée sera effectivement transformée en neige avant de retomber au sol, les opérateurs activent le dispositif de production.

Fréquentation touristique

La neige de culture, même si elle est marginale par rapport aux volumes de neige atmosphérique, est primordiale pour les skieurs.

Elle offre un réel confort dans la pratique des sports de glisse et garantit de pouvoir profiter au mieux des domaines skiables. Elle facilite également la sécurisation des domaines skiables par les services de pistes.

De manière générale, la neige de culture réduit les conséquences de l’aléa climatique, inhérent à toutes activités de plein air. Le résultat : des journées de ski réussies pour tous et pendant toute la durée de la saison !

Emploi

Une station de sports d’hiver ne se résume pas à ses pistes.

C’est un ensemble de professionnels réunis autour d’un domaine skiable : hébergeurs, restaurateurs, moniteurs, commerçants… L’équation est simple : sans ski, pas de station ; sans neige, pas de client.

La sécurisation de la qualité des domaines skiables par la neige de culture bénéficie donc à tous les acteurs de la station qui voient leur activité garantie pour l’ensemble de la saison. A l’échelle des massifs montagneux en France, ce sont près de 100 000 emplois qui sont ainsi préservés chaque saison !

La neige de culture permet par exemple d’ouvrir les stations à date fixe, donc de communiquer les dates d’embauche plusieurs mois à l’avance. Elle limite également le risque de recourir au chômage partiel pour manque de neige.

* (Sources : Comité Régional de Tourisme Rhône Alpes 2002-2003)
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